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Apparence physique: La beauté a t-elle une importance?

Apparence physique: La beauté a t-elle une importance?

Il est bien connu que la beauté représente un avantage dans les relations sociales. Des recherches montrent cependant que nous sous-estimons peut être gravement la portée de cet avantage. Il semble que l’apparence physique produise un effet de déclic. La réaction déclenchée est automatique et inconsciente.

Elle entre dans la catégorie des “effets de halo“. L’effet de halo se produit quand une des caractéristiques d’une personne domine la façon dont d’autres personnes la voient. Et de nombreuses études scientifiques montrent que l’apparence physique a très souvent cette propriété.

Quel est l’influence de l’apparence physique?

Les recherches montrent que nous attribuons automatiquement aux individus au “physique harmonieux” des qualités telles que le talent, la bonté, l’honnêteté et l’intelligence. De plus, nous faisons ce jugement sans nous rendre compte que l’apparence physique nous influence. Certaines des conséquences de cette équation inconsciente, “beau égale bien”, peuvent paraître inquiétante.

Ainsi, une étude portant sur les élections fédérales au Canada a montré que les candidats jugés comme ayant une “apparence séduisante” avaient deux fois et demie plus de voix que les candidats jugés moins “séduisants d’aspect”. Malgré cette mise en évidence de l’avantage que peut représenter une certaine apparence physique pour un homme politique, les recherches complémentaires ont montré que les électeurs n’ont pas conscience de la distorsion.

73% des électeurs canadiens interrogés nièrent de la façon la plus formelle que leurs votes aient pu être influencés par l’apparence physique du candidat; 14% seulement admirent cette éventualité.

Un effet comparable se produit en matière de recrutement. Une étude a démontré que, lors de simulations d’entretiens d’embauche, la présentation des candidas pesait davantage dans un choix en leur faveur que leur qualification, et ce, y compris lorsque leur interlocuteur affirmait que l’apparence ne jouait qu’un rôle limité dans sa décision.

Dans un autre domaine, des résultats montrent que la justice est également sensible à l’harmonie d’un corps ou à l’ossature d’un visage. Les personnes jugés “d’apparence agréable” ont des chances de recevoir un traitement de faveur dans le système judiciaire. Par exemple, dans une étude réalisée en Pennsylvanie, les chercheurs ont évalué la beauté de soixante-quatorze accusés au début de leur procès.

Quand, bien plus tard, les chercheurs examinèrent l’issue de ces affaires, ils découvrirent que les accusés qui étaient jugés comme étant “beaux” avaient été condamnés plus légèrement, dans des proportions significatives. De fait, les accusés jugés comme étant “d’apparence séduisante” avaient deux fois plus de chances d’éviter la prison que les personne jugés comme étant “non séduisantes.”

Dans une autre étude, portant cette fois sur les dommages-intérêts, accordés dans une simulation de procès en responsabilité civile, le défendeur qui avait un “meilleur physique” que sa victime, étaient condamné à payer une somme moyenne de 5623 dollars; mais quand la victime était “plus séduisante” que le défendeur, la somme moyenne passait à 10051 dollars. Plus encore, les jurés des deux sexes montraient la même prévention.

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D’autres expériences ont démontré que les personnes séduisantes reçoivent plus facilement de l’aide en cas de besoin, et persuadent plus facilement un auditoire. Là encore, les deux sexes réagissent de la même façon.

Dans l’expérience sur l’aide d’urgence, par exemple, les hommes et les femmes les plus beaux recevaient plus souvent de l’aide, même de la part des membres de leur propre sexe.

Il y a certes une exception majeure à cette règle, on peut d’ailleurs s’y attendre, dans le cas où la personne séduisante est perçue comme un concurrent direct, et particulièrement comme un rival amoureux. A cette nuance près, cependant, il apparaît que les individus ayant un bon physique jouissent d’un avantage énorme dans notre société.

Ils sont plus appréciés, plus écoutés, plus souvent aidés, et on leur prêtes diverses qualités morales et intellectuelles. De plus, les avantages de la beauté semblent se manifester très tôt.

Des recherches réalisées auprès d’enfants de l’école primaire montrent que les adultes considèrent les actes agressifs avec plus d’indulgence lorsqu’ils sont commis par un enfant jugé comme “beau”, et que les enseignants supposent plus d’intelligence chez les enfants les plus séduisants que chez leurs camarades moins favorisés.

Il n’est donc pas étonnant que le halo de la beauté soit exploité par les professionnels de la persuasion. Comme nous ressentons de la sympathie envers ceux qui sont beaux et comme nous avons tendance à nous laisser convaincre par ceux que nous trouvons sympathiques, il est logique que les programmes de formation à la vente donnent des indications sur la façon de s’habiller, que les magasins de mode choisissent leurs vendeurs sur leur présentation, et qu’un escroc soit souvent un bel homme ou une jolie femme.

La similarité

Que se passe-t-il si l’apparence physique n’entre pas en jeu? Car la plupart des gens ne sont ni beaux ni laids. Y a-t-il d’autres facteurs qui peuvent produire la sympathie? Comme le savent les chercheurs, et les professionnels de la persuasion, il y en a plusieurs, et l’un des plus influents est la similarité.

Nous aimons ce qui nous ressemble. Ce fait semble rester vrai, que la ressemblance réside dans les opinions, la personnalité, le milieu, ou le mode de vie. Par conséquent, ceux qui veulent qu’on les aime pour persuader plus facilement peuvent atteindre cet objectif en paraissant semblables à nous. Ils disposent pour ce faire d’un large éventail de moyens.

L’habillement en est un bon exemple. Plusieurs études ont montré que nous aidons plus volontiers ceux qui s’habillent comme nous. Dans une étude réalisée dans les années 1970, époque où les jeunes s’habillaient soit “hippie” soit “classique”, des enquêteurs revêtus d’une panoplie soit hippie soit classique demandaient à des étudiants, sur le campus, un peu d’argent pour téléphoner.

Lorsque l’enquêteur était habillé de la même façon que l’étudiant, celui-ci acceptait dans plus de deux tiers des cas; en revanche, quand l’étudiant et le solliciteur étaient habillés de façon dissemblable, l’argent n’était donné que dans moins de la moitié des cas.

Une autre expérience montre l’automatisme de notre réaction positive envers un individu semblable à nous. Lors d’une manifestation pacifiste, les manifestant se montraient plus disposés non seulement à signer la pétition que leur présentait quelqu’un habillé comme eux, mais même à le faire sans prendre la peine de lire préalablement.

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Une autre façon de manipuler la similarité afin d’augmenter la sympathie est de prétendre avoir des points communs avec la personne qu’on veut persuader. Les vendeurs de voitures, par exemple, apprennent à mettre à profit les indices qu’ils peuvent relever en examinant la voiture du client pour la reprise.

Si il y a un équipement de camping dans le coffre, le vendeur ne manquera pas de dire un peu plus tard combien il aime s’échapper de la ville chaque fois qu’il le peut. S’il y a des balles de golf à l’arrière, il dira peut être qu’il espère que le temps lui permettra de faire les dix-huit trous qu’il avait prévus pour le soir même.

S’il remarque que la voiture a été achetée dans un autre Etat, il va s’enquérir de l’origine du client, et s’exclamer, avec surprise qu’il est lui-même (ou un membre de sa famille) né là-bas.

Aussi insignifiantes que peuvent paraître ces similarités, elles ont pourtant leur importance. Un chercheur, examinant les ventes des compagnies d’assurance, a découvert que les clients souscrivaient plus volontiers des polices d’assurance quand le vendeur était semblable à eux dans des domaines tels que son âge, sa religion, ses opinions politiques, et sa consommation de tabac.

Etant donné que les similarités les plus minimes peuvent produire une réaction positive vis-à-vis du partenaire, et comme il est extrêmement facile de prétendre avoir des points communs avec son interlocuteur, vous devriez peut être faire preuve de prudence envers les solliciteurs qui prétendent “être comme vous”.

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A bientôt.

Référence:

Enquête élection canadienne, Efran et Patterson (1976).

Système judiciaire, Kurtzburg et al (1968).

Etude Pennsylvanie, Stewart (1980).

Etude dommage et intérêt, Kulka et Kessler (1978).

Etude sur l’assistance, Benson et al. (1976).

Etude sur la persuasion, Chaiken (1979).

Expérience de la quête, Emswiller et al. (1971).

Expérience des pétitions, Suedfeld et al. (1971).

Vente d’assurance, Evans (1963).

Effet de la similarité, LaFrance (1985), Locke et Horowitz (1990) et Wood-side et Davensport (1974).

 

 

 

 

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