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Découvrez comment savoir quand une personne ment?

Découvrez comment savoir quand une personne ment?

Depuis toujours, les humains ont cherché à savoir quand une personne ment, que cela soit pour des raisons personnelles ou pour pouvoir juger un individu. Et pendant des milliers d’années, énormément d’efforts ont été déployés pour détecter le mensonge et pour piéger les menteurs.

De fixer une personne dans les yeux pour voir si elle fuit du regard, à consulter des oracles (qui donnaient généralement des réponses ambiguës), ou autres techniques diverses et variées, à l’utilisation plus moderne du polygraphe; l’humanité a consacré bon nombre d’efforts pour arriver à découvrir comment détecter de mensonge, et ainsi savoir quand une personne ment

Mais quelle est la vérité concernant la détection de mensonge? C’est une question qu’il est bon de se poser, et qui est profonde, car chaque jour nous cherchons à évaluer la véracité de ce que l’on nous dit, que ce soit avec notre famille, nos amis, ou encore au travail. Tous les jours nous sommes amenés à nous poser des questions concernant l’honnêteté des personnes avec qui nous interagissons.

Après toutes ces années de littérature scientifique, à la suite des travaux de David Givens, Desmond Morris, Mark Frank, David Matsumoto, Judé Burgoon, Aldert Vrij, Bella De Paulo, Paul Ekman et d’autres, tous des expert du langage corporel et de la détection de mensonge, nous ne pouvons parvenir qu’à une conclusion: il n’y a pas de comportement spécifique permettant de savoir quand une personne ment .

Il n’y a pas d’effet Pinocchio, et il n’y en a jamais eu. Il n’y a pas un seul comportement indicatif de mensonge, pas un. Même les personnes qui disent: «Eh bien, nous recherchons des groupes de comportements», ont également tort. Il n’y a pas de groupes de comportements permettant de savoir quand une personne ment.

Comme le savent les meilleurs chercheurs, et comme je l’explique dans un de mes articles sur le mensonge (cliquez ici), il est très difficile de savoir quand une personne ment. Les études menées depuis 1986, lorsque le célèbre chercheur Paul Ekman a écrit à ce sujet, ont démontré que nous, les humains, ne faisons pas mieux que le hasard quand il s’agit de détecter le mensonge.

Cela veut dire que si vous jouez à pile ou face, vous serez aussi susceptible de détecter le mensonge que la vérité. Et s’il est vrai qu’une minorité d’individu sont plus à même de détecter le mensonge que d’autres, ils font à peine mieux que le hasard. En fait, les meilleurs d’entre nous, détectent correctement le mensonge environ 60% du temps; cela veut dire que 40% du temps ils se trompent.

Malheureusement, au fil des années de nombreuses personnes sont apparus, et se sont déclarés expertes en détection de mensonge, et cela a influencé les professionnels et la société de manière significative.

J’ai déjà entendu des individus me dirent qu’ils pensaient qu’une personne mentait parce qu’ils avaient “entendu quelque part que si une personne se touche le nez, elle ment”. De même, j’ai rencontré plusieurs personnes convaincues d’êtres capables de savoir quand une personne ment.

La détection de mensonge repose tant sur le verbal que sur le non verbal, que l’on devrait si connaitre en psychologie, anthropologie, sociologie, criminologie, jurisprudence, sociobiologie, neurobiologie, psychiatrie, anatomie, physiologie, communication, zoologie, ethnographie, primatologie, linguistique, langue et en grammaire (pour n’en nommer que quelques-uns), pour vraiment comprendre la profondeur de ce qui se cache derrière le mensonge et savoir quand une personne ment. Heureusement, il y a des personnes qui se sont servis d’une approche disciplinaire de l’étude de la tromperie, mais malheureusement, ils sont peu.

Peut être avez-vous déjà entendu des personnes dirent qu’elles sont capables de savoir quand une personne ment en observant certains comportements non verbaux, comme par exemple lorsque quelqu’un évite le contact visuel, lève les yeux vers la droite, touche ses lèvres, son cou, ou affiche des micro-expressions.

Des instructeurs des forces de l’ordre et même des scientifiques ont donné des leçons à leurs élèves sur la détection de mensonge, en leur montrant des photos et vidéos de personnes qui se touchaient le nez ou se couvraient la bouche, ou alors, ils montraient des signes de mépris comme étant une preuve scientifique de mensonge.

Et ces personnes là avaient tort et elles ont également tort d’insister sur le fait qu’elles avaient raison; Le comportement anecdotique d’une personne qui pratique se genre de geste en mentant n’est pas de la science. Ce n’est ni de la scientifique ni fiable. Le stress est lié aux circonstances et pas forcément au mensonge (lors d’un interrogatoire de police par exemple, une personne peut très bien être stressé, montrer des comportements d’inconfort, et ne pas mentir pour autant).

Si nous repensons à tout ce qui a été écrit depuis les années 1970, nous pouvons commencé à remettre en question certaines études scientifiques. Non pas parce que ces recherches n’aient pas été menées correctement, mais plutôt, qu’est-ce que ces expériences ont vraiment accompli?

Je dis cela en aucun cas en critiquant les chercheurs et leurs intentions parce que je pense qu’ils essaient honnêtement de comprendre comment détecter la tromperie, et il font un travail formidable. Mais ce que je remets en question, c’est l’hypothèse que ce que nous voyons en laboratoire est la même chose que dans la vraie vie. Et je dois dire que non.

Alors que le laboratoire utilise des étudiants, la plupart de nos prisons ne sont pas composées d’étudiants. Aucun laboratoire ne peut égaler ce qu’il se passe dans la vraie vie, il ne peuvent pas égaler le stress lié à un mensonge à grand enjeu étant donné que de simples étudiant dans un laboratoire ne peuvent que difficilement ressentir beaucoup de stress lors d’une expérience. Mais là on s’égare un peu du sujet de l’article, je vous met un lien vers un autre article qui parle plus en détails de ce problème (cliquez ici)

Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que, bien que la plupart des mensonges n’ont pas de grande importance, comme un enfant qui jurerait ne pas avoir mangé les derniers biscuits, d’autres en revanche peuvent avoir de grandes influences sur nos vies ou la vie de personne en particulier, comme des mensonges conjugales, professionnels ou judiciaires.

Accuser à tort son enfant d’avoir mangé le dernier un biscuit n’aura pas grande importance au final, mais accuser à tort une personne d’avoir tué quelqu’un, et de l’emprisonner peut avoir de grave conséquence.

Il y a plusieurs années en arrière, plus de 200 tests ADN de personnes condamnées à mort (aux états-unis) ont été examiné. Les condamnés à mort ont été relâché par la suite après des tests ADN définitifs qui confirmé qu’ils n’étaient pas les coupables; ce n’était pas leur salive, leur sang, leur sueur ou leur sperme trouvés sur la scène du crime.

Ce qui était surprenant, c’est que les personnes qui se sont occupées de leur condamnation étaient persuadées que le suspect mentait, alors qu’aucun d’entre eux ne pouvait vraiment détecter le vrai du faux. Pas un seul policier n’a cru les suspects quand ils ont affirmé ne pas l’avoir fait. En d’autres termes, et je le répète, ils ne pouvaient pas détecter la vérité, mais ils étaient certains de savoir quand une personne ment.

Je trouve cela honteux qu’une personne soit accusé à tort (encore plus quand il y a une peine de mort derrière), et qu’aucun officier dans ces 261 cas ne puisse différencier le vérité du mensonge. Pourquoi? Parce que pendant des décennies, les agents des forces publiques ont appris qu’ils pouvaient savoir quand une personne ment en observant certains signaux non-verbaux, alors qu’en fait, nous ne faisons pas mieux que le hasard pour ce qui est de détecter la le mensonge. Et c’est de cette façon que vous vous retrouver avec des innocents dans le couloir de la mort.

Si la détection de mensonge n’était qu’un jeu de société, ce ne serait pas un problème, mais prétendre être capable de savoir quand une personne ment et l’enseigner, a des conséquences réelles. Les hommes dans le couloir de la mort dont j’ai parlé plus haut, allaient être exécutés, à cause des fausses croyances des agents des forces de l’ordre pensant qu’ils pouvaient savoir quand une personne ment .

Des gens ont été licenciés parce que, interrogés, ils montraient des signes de nervosité ou de stress. Des relations ont été tendues ou ruinées pour de fausses hypothèses similaires. Le public et les forces de l’ordre ont fait beaucoup de bêtises en ce qui concerne la détection de mensonge, et il est temps d’arrêter.

Je ne dis pas cela à la légère. Il y a des dizaines d’experts (dont ceux que j’ai cité plus haut) qui sont tous d’accord pour dire qu’il n’est pas possible à 100% de savoir quand une personne ment. Et pourtant, il y a encore beaucoup de personne qui pensent qu’il est possible de détecter le mensonge à coup sûr grâce à tel ou tel indice.

Je me suis un peu “amusé” autour de moi à demander à des personnes qu’est-ce qui leur faisaient croire qu’une personne en particulier mentait? Elles répondaient pour la plupart qu’elles savaient que la personne mentait parce qu’elle se touchait le nez, détournait les yeux, que sa peau rougissait, se touchait les lèvres avant de répondre, se frottait les pouces, se léchait les lèvres, ou se grattait les oreilles etc… Incroyable, non? Imaginez si c’était votre vie qui est en jeu?

Si vous me suivez depuis un petit moment (sur mon blog et ma chaîne YouTube), vous savez que ces comportements, sont des comportements que les personnes honnêtes et malhonnêtes utilisent pour se calmer quand elles ressentent du stress, quand elles sont anxieuses ou lorsqu’elles sont confrontés à quelque chose qu’elles n’ont pas l’habitude de faire, comme par exemple un interrogatoire de police, ou être interrogé devant un juge (et un public).

Ce que ces personnes voyaient, ce sont des signes d’inconfort psychologique, mais malheureusement, à un moment donné dans leur vie quelqu’un leur a dit, ou ils ont vu à la télévision, ou dans un livre, que ces comportements pacificateurs étaient révélateurs de tromperie. Le public et les forces de l’ordre ont été sérieusement induits en erreur.

Je pense qu’il est temps d’être honnête. Je pense qu’il est temps pour ceux qui font de la recherche et ceux qui ont de l’expérience dans la conduite d’entrevues judiciaires et qui enseignent les communications non verbales de parler franchement de ce sujet et de dire ce qu’il en est vraiment.

Et la vérité est que nous, les humains, ne valons pas mieux que le hasard quand il s’agit de détecter le mensonge (et oui cela est moins vendeur que de faire croire à des gens qu’il peuvent à coup sûr, savoir quand une personne ment en observant tels ou tels comportements.

Nous le savons depuis que le best-seller de Paul Ekman, “Je sais que vous mentez” est sorti en 1985 (pour la première version anglaise). Nous devons arrêter d’associer des comportements indiquant un inconfort psychologique avec la tromperie et les reconnaître uniquement pour ce qu’ils sont: des signes de stress, d’anxiété, d’appréhension, de désespoir, de suspicion, de tension, d’inquiétude, de nervosité, etc., mais pas de mensonge.

Les innocents et les coupables, à divers moments, afficheront tous ces comportements, devant les chercheurs, forces de l’ordre et associés, en fonction des circonstances. Pourquoi? Parce que les humains sont sensibles à leur environnement, à la présence d’autrui, aux interrogations des autorités, aux circonstances environnementales, aux nuances dans la voix, au langage corporel , à l’ethnicité, aux facteurs éducatifs, à l’intelligence sociale, et beaucoup d’autres facteurs.

Tout ce qui bouleverse une routine quotidienne, de la convocation par un responsable pour les fonds manquants d’une entreprise, à la confrontation dans la rue d’un policiers et d’un suspect, suffit à provoquer un malaise psychologique chez la plupart des gens. Et si l’interrogatoire est en quelque sorte intimidant, ou si l’individu ressent de la honte en public, vous pouvez anticiper un comportement apaisant et des signes de gêne psychologique de la part des plus innocents. Rappelez-vous: les affichages anormaux lors de circonstances anormales sont normaux.

Vous pouvez prendre la personne la plus honnête et en quelques secondes, lui faire procéder à ces comportements si souvent associés à la tromperie, simplement en vous asseyant plus près d’elle, en intensifiant votre regard, en changeant le ton de votre voix (être plus agressif), poser des questions personnelles ou simplement poser des questions simples avec une suspicion ardente. Bref, en la mettant mal à l’aise.

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Et voilà le problème. Nous assistons à un malaise psychologique et nous ne savons pas dire si il est provoqué intentionnellement, par accident ou à causes des circonstances.

Il est temps d’arrêter d’enseigner et de prêcher que nous pouvons détecter le mensonge à travers des signaux non-verbaux, et enseigner ce que nous pouvons réellement utiliser dans le langage corporel. Qu’est-ce que c’est? C’est ce que nous transmettons à travers notre langage corporel, ce que nous pensons, ressentons, désirons et craignons ; et c’est cela que nous communiquons efficacement en temps réel.

Que lorsque nous sommes stressés, dérangés, déçus, dérangés, anxieux, inquiets, concernés, incertains, exaspérés ou fous, nos corps révèlent cette information de manière non verbale par un grand nombre d’expressions dans tout le corps, y compris par l’utilisation de ce que Paul Ekman appelle “comportements adaptatifs”. En substance, nous pouvons tous être des “détecteurs de problèmes”, mais c’est tout. C’est tout ce que nous pouvons dire, que quelque chose va ou ne va pas, qu’il y a un problème, mais pas plus.

Comment savoir quand quelqu’un ment?

Maintenant que vous avez compris qu’il est extrêmement difficile de savoir quand une personne ment, et qu’un individu honnête peut très bien avoir les mêmes comportements non verbaux qu’une personne malhonnête, regardons plus en détail comment faire au mieux, pour détecter le mensonge et mettre toute les chances de son coté pour savoir quand une personne ment.

Pourquoi mentons nous?

Dans un premier temps, il est important de rechercher la cause du mensonge, et plusieurs raisons peuvent nous pousser à mentir.

– Pour obtenir/gagner quelque chose.

– Pour flatter son égo.

– Pour qu’on nous laisse en paix.

– Par peur.

– Par domination.

– Pour faire plaisir à une personne.

La construction du mensonge

Le menteur cherche à abuser de la confiance de son interlocuteur dans le but de le tromper. Il déforme les faits réels, modifie des informations, ou alors va jusqu’à inventer complètement une histoire. Il doit ensuite adapter tout cela au contexte et à la personne qu’il à en face de lui. Il doit créer, imaginer puis se projeter dans son mensonge, pour ensuite prendre toutes les informations lui permettant de le mettre réellement en oeuvre. Le mensonge sera d’autant plus efficace si le menteur connais les points forts et les points faibles de sa victime.

Le point faible du mensonge

Afin de faire un beau mensonge, le menteur doit donc s’adapter à de nombreux paramètres que nous avons vu juste au dessus. Cependant, le mensonge va automatiquement créer certaines réactions émotionnelles inconscientes et incontrôlables. Bien sûr, celle-ci vont varier en fonction du type de mensonge, de la situation, et de la personne que l’on désire tromper. La peur d’être découvert, ainsi que le stress, sont les principales émotions produites, à des degrés  différents. Par exemple, oublier un fait provoquera moins de stress que d’inventer une histoire, car il est plus facile d’oublier, que de créer un fait qui n’existe pas.

Cependant, le stress et la peur seront bien plus présent lorsque le mensonge doit être inventé rapidement, sans avoir le temps de réfléchir. Le cerveau de notre menteur sera alors trop occupé à fabriquer son mensonge, et sera incapable de dissimuler les émotions de stress et de peur, notamment si son mensonge l’oblige à simuler une émotion.

L’importance du climat de confiance pour savoir quand une personne ment

Plus une personne est à l’aise lorsqu’elle vous parle, plus il sera simple de détecter des signes non verbaux d’inconfort, liés au mensonge. C’est pour cela qu’il faut établir un climat de confiance dès le départ de votre relation, lorsque se construisent vos rapports. Il est tout de suite plus simple, d’établir le comportement de référence d’un individu quand celui-ci ne se sent pas menacée.

Lorsque vous cherchez à savoir quand une personne ment, vous devrez faire attention à la manière dont vous posez vos questions, dont vous vous tenez, dont vous regardez la personne en face de vous. Votre attitude ne doit pas la perturber, à aucun moment elle ne doit se douter que vous pensez qu’elle ment. Si vous avez le malheur, d’agir de façon suspecte, en violant son espace vital, en la regardant avec suspicion, en posant des question sur un ton accusateur, ou autres, cela influencera négativement votre analyse.

Détecter le mensonge consiste premièrement à observer et à savoir poser les bonnes questions, il faut ensuite analyser le langage non verbal. Plus vous repérez de comportements non verbaux, plus vous pouvez vous fiez à vos observations et plus vous pouvez déterminer si la personne est honnête ou non.

N’hésitez pas à demander toujours plus de détails à votre interlocuteur, posez des questions du type; “Je ne n’ai pas bien compris, pouvez vous me réexpliquer?” Demandez lui de compléter ce qu’il dit, demandez des détails, etc.. sans non plus paraître suspect bien entendu. Moins votre interlocuteur sera sur la défensive plus il acceptera de vous donner des informations.

L’impact du mensonge sur le verbal et le non verbal

Les gestes accompagnent notre langage verbal, ils le soulignent, l’illustrent, le complètent, le ponctuent, au même titre que les expressions qui montrent nos émotions.

L’objectif du menteur est de réussir à faire croire son mensonge, ce but va lui mettre une pression plus ou moins grosse “sur les épaules”. Le corps va donc produire certains signaux, tels que des incohérences entre les paroles, les gestes et les émotions. Le système limbique va donc ce charger de la défense du corps face à ce stress important et lui demandera inconsciemment de diminuer ce stress par le biais de comportements tranquillisant ou bien de fuir la situation à cause de la peur.

C’est donc cette faille qu’il faut exploiter pour découvrir le mensonge.

Il y a également deux types d’incohérences qu’il est bon d’observer:

Savoir quand une personne ment grâce à la synchronie

Vous devez toujours prêter attention à la synchronie entre ce qui est dit verbalement et non verbalement, entre les circonstances et les paroles de la personne, entre les événements et les émotions et observez même la synchronie du temps et de l’espace.

Par exemple, si vous posez une question à une personne qui vous répond de manière affirmative, son mouvement de tête doit corroborer immédiatement ses propos, il ne doit pas y avoir de décalage.

L’absence de synchronie (diachronie) serait alors démontrée lorsqu’une personne déclare: “Ce n’est pas moi” en faisant un hochement de tête (oui) en même temps.

De même si à la question: “Est-ce que vous mentez”, la personne répond “Non” tout en faisant oui de la tête, il y a diachronie.

Savoir quand une personne ment grâce à l’emphase

Lorsque nous parlons, nous utilisons naturellement les différentes parties de notre corps (sourcils, tête, mains, bras, buste, jambes, pieds) afin de souligner les choses importantes de notre discours.

L’emphase est la contribution du cerveau limbique à la communication, une manière de faire connaitre aux autres la force de nos sentiments. Il est donc important d’observer l’emphase car c’est une manifestation universelle de l’honnêteté.

A l’inverse, lorsque le système limbique ne soutient pas nos propos, nous montrons moins d’emphase voire pas du tout. Et en général, les menteurs ne montrent pas d’emphase, car ils mobilisent leur cerveau cognitif pour choisir leurs mots et échafauder leur mensonge, mais ils pensent rarement à sa présentation.

Quand un menteur tente de fabriquer une réponse, l’emphase manque de naturel ou parait décalée; ils la placent rarement au bon moment ou n’insistent que sur des sujets ayant peu d’importance.

L’emphase est à la fois verbale et non verbale. Du point de vue verbal, nous insistons avec le ton et la hauteur de la voix ou par la répétition. Du point de vue non verbal, les comportements d’emphase sont encore plus précis et utiles que les mots lorsque l’on tente de détecter la vérité ou la malhonnêteté dans une conversation.

Établir le comportement de référence pour savoir quand une personne ment

Tout comme lorsque vous décodez le langage non verbal de vos interlocuteurs, afin de connaitre leur pensées et intentions, vous devrez, afin d’observer de façon fiable les gestes incohérent du menteur, établir une ligne de référence. Vous devrez donc connaitre son comportement non verbal en situation de confort; la posture qu’il adopte, sa gestuelle habituel etc…

Ce sont les changements au sein de ce comportement de référence qui devront vous alerter comme quoi il y a un problème. Les signes de peur, de stress, de culpabilité, sont tous liés à l’inconfort et donc présent lors du mensonge. Cependant, l’inconfort ne signifie pas forcément qu’une personne ment, donc soyez vigilant. Le corps peut montrer de l’inconfort dans de nombreuses situations en dehors du mensonge.

Retenez bien que le passage d’une situation de confort, à une situation d’inconfort doit vous alerter qu’un changement dans les émotions de votre interlocuteur à eu lieu. Vous devrez ensuite rechercher d’autres signes de duplicité (verbaux et non verbaux), toujours en rapport avec le contexte, de façon à être sûr de votre analyse.

N’oubliez pas qu’une personne innocente accusée à tort, ou voyant que vous avez des doutes en ce qui concerne ses paroles, pourra elle aussi montrer des signes de peur et de stress.

Savoir quand une personne ment en observant l’inconfort

A chaque fois que nous n’aimons pas ce qui nous arrive, que nous désapprouvons ce que nous voyons et entendons,  ou encore que nous somme obligés de parler de chose que nous préférons ne pas divulguer, nous éprouvons de l’inconfort.

L’excitation du cerveau limbique fait accélérer le rythme cardiaque, la transpiration augmente, les poils se hérissent, et la respiration s’accélère. Ce sont des réactions physiologiques, ne demandant aucune réflexion de notre part.

Le corps manifeste de l’inconfort de manière non verbale, nous nous déplaçons de manières à bloquer ou à fuir la situation, nous déplaçons nos pieds, nous bougeons etc… Vous avez déjà du remarquer ce genre de comportements d’inconfort chez des personnes, mais cela ne prouve pas forcément le mensonge, mais indique que la personne est mal à l’aise. D’autres signes d’inconfort peuvent avoir lieu lors d’une conversation, tel que, se toucher la tête, le cou, la nuque ou autres.

Il est intéressant de remarquer que les menteurs sont moins tactile, à l’inverse de la personne honnête qui donne plus d’impact à ses paroles en touchant son interlocuteur, la distance aide à diminuer l’anxiété qu’éprouve le menteur. Si vous observez une diminution du touché durant la discussion, cela est peut être un signe de tromperie. Mais encore une fois l’absence de contact physique ne signifie pas forcément qu’une personne ment, et nous sommes plus enclin au contact physique avec certaines personnes, plutôt qu’avec d’autres.

Quand vous regardez le visage de votre interlocuteur, afin d’y détecter des signaux de confort ou d’inconfort, observez la bouche, qui peut trembler en signe d’inconfort, des signes tel qu’un regard de mépris ou bien une grimace peuvent aussi apparaître. Une expression faciale restant visible trop longtemps n’est pas normal, que ce soit un sourire, un air surpris, ou encore un haussement de sourcil, cela n’a rien d’authentique.

Les comportements de blocage des yeux, sont eux aussi fréquent en cas d’inconfort, une personne ferme les yeux ( ou passe la main devant ceux-ci) comme pour bloquer ce qu’elle vient d’entendre quand elle n’aime pas la question ou la réponse. Une augmentation des battements de paupières peut aussi être observé lorsque qu’un sujet perturbe. Ces comportements oculaires en disent beaucoup sur la façon dont les informations sont reçues par votre interlocuteur. Mais encore une fois (oui je le répète à chaque fois car c’est important 😉 ) cela ne veut pas forcément dire que la personne est malhonnête et qu’elle ment. L’absence (ou peut) de contact visuel ne veux pas forcément dire qu’une personne ment.

Durant une conversation difficile, il est possible de constater une augmentation de la respiration ou bien de la transpiration, des tremblements des mains, des lèvres, des doigts etc… Si la personne essai de cacher ou limiter les mouvement de ses mains ou bien des lèvres en les rentrant par exemple, cela indique en général du gêne et de la duplicité.

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Savoir quand une personne ment grâce aux gestes tranquillisant

Le système limbique va donc ordonner d’apaiser le corps lorsque nous somme dans une situation d’inconfort. Il va donc se servir de certaines parties du corps (le plus souvent les mains), pour avoir un contact avec le visage, le cou, le torse, les bras, les jambes et autres. Voici quelque conseils pour mieux les observer et les analyser:

– Afin de pourvoir observez avec le plus d’efficacité possible votre interlocuteur, faites en sorte que rien n’entrave votre vue d’ensemble. Plus vous pourrez observer le corps de la personne en face de vous, mieux ce sera, bien sûr ce n’est pas toujours évident, si la personne est par exemple assise à une table ou à un bureau, votre analyse non verbale sera plus compliqué.

– Dites-vous bien que les comportements d’apaisement sont tout à fait normal, la plupart des gens les emplois afin de se calmer lors de leur interactions avec autrui, cela n’a pas forcément en lien avec la tromperie. Attendez-vous donc à en voir apparaître tout au long de votre journée.

– Soyez près à voir de la nervosité chez votre interlocuteur quand vous abordez une discussion sérieuse (que cela soit dans le domaine professionnel ou non), si il y a des enjeux important dans la discussion en question, cela n’a rien de surprenant que la personne paraissent stressé.

– Aider la personne en face de vous à se détendre, comme vu plus haut cherchez à la mettre dans de bonne condition afin de voir sa ligne de référence.

– Une fois le comportement de référence établie vous pouvez vous en servir pour analyser les futurs comportements.

– Observez l’augmentation des gestes tranquillisant au fur et à mesure de la conversation, regardez si il y a une hausse de leur fréquence en réaction à une question par exemple, ou à une information bien précise. Une hausse signifierait alors que l’information ou la question a perturbé votre interlocuteur. Identifiez et retenez bien l’élément ayant déclencher le stress chez la personne, car le sujet devra être davantage explorer. Vous savez pour l’instant que ce sujet stress la personne.

– Ne faites pas l’erreur d’enchaîner les questions, posez en une puis attendez, sinon vous aurez beaucoup de mal à détecter les mensonges si vous mettez mal à l’aise votre interlocuteur en le criblant de questions. Laissez lui le temps de répondre, de plus vos questions doivent être formulées de manière à pouvoir trier le vrai du faux, plus votre question sera précise, plus vous ferez manifester des comportements non verbaux précis.

– Efforcez-vous de diriger la conversation, si c’est vous qui menez la barque, les comportements non verbaux de votre interlocuteur seront plus nombreux.

– Même si la personne parle beaucoup, sachez que ce n’est pas pour autant qu’elle dit la vérité, tant que les informations ne sont pas vérifiées, les paroles sont à prendre avec des pincettes.

– Deux comportements liés au stress peuvent être observé, premièrement le stress au moment de la question, l’individu peut alors réagir de façon inconsciente en employant des comportements de distanciation, tel que, le retrait des pieds ou du buste. Vient ensuite le second, qui ne sont autres que les comportements d’apaisement, tel que, se masser la nuque, se toucher le cou, ou encore se frotter le nez, tout en réfléchissant à la réponse.

– Vous  avez donc observez ces deux comportements liés au stress, mais encore une fois cela n’est pas forcément signe de duplicité, ce sont simplement des indicateurs de stress et de soulagement de stress. Un individu qui ment peut très bien manifester ces comportements, tout comme une personne nerveuse peut aussi les présenter. Une personne se massant le cou, se touchant le nez ou autres en parlant, peut très bien mentir, mais une personne honnête soumise au stress peut elle aussi présenter ce genre de comportements. Les gestes d’apaisement sont la pour soulager une tension interne qu’elle qu’en soit la cause. Ne concluez pas trop vite qu’une personne ment car elle présente des gestes tranquillisant face à un certain sujet.

– Les gestes d’apaisement nous aident à savoir si une personne est stressée, et à identifier les aspects à approfondir. Grâce à des questions bien posé, vous pouvez provoquer et reconnaître les gestes d’apaisement afin de mieux comprendre les intentions et pensées de votre interlocuteur.

Savoir quand une personne ment grâce à la voix

Il existe plusieurs indices vous permettant de savoir comment détecter le mensonge dans la voix.

Comment savoir savoir quand une personne ment grâce aux pauses et aux erreurs dans la voix?

La pause est le signe de mensonge le plus courant, une personne qui hésite avant de prendre la parole, notamment quand il s’agit de répondre à une question, peut éveiller les soupçons. Les pauses peuvent être longues ou trop fréquentes.

Elles peuvent être liées à une réaction “d’encaissement du choc”, de là part de la personne que vous avez fait réagir avec vos propos. La personne doit alors prendre son temps pour construire sa réponse (ou son mensonge si elle ment).  Bien entendu, une personne sincère peut très bien avoir besoin d’un peu de temps pour réfléchir et donner une réponse.

C’est pour cela que vous devrez comme toujours observez en cluster, c’est à dire, observer un ensemble de comportement ayant une même signification. Par exemple, ici les pauses peuvent être observées avec tout les autres éléments liés à la voix et au mensonge que nous allons voir dans l’article. Plus ces comportements seront fréquent et nombreux plus votre analyse sera fiable et précise. Le contexte et la ligne de référence sont également à prendre en compte comme toujours.

Les erreurs peuvent également être des indices, quand il s’agit d’interjection du genre, “ah, euh, hum”; de répétitions tel que, ” Je…. je.. je voulais dire….”; ou encore de bégaiements, comme par exemple, “je n’ai pas ce que tu me de-demande.

La pause et l’erreur peuvent se produire pour deux raisons liées.

– Le menteur n’a peut être pas préparé sa réponse.

– Si le menteur ne prévoyait pas de mentir, ou si il y était préparé, mais n’avait pas prévu une question particulière, il peut alors hésiter ou commettre des erreurs. Et cela peut arriver même lorsque la réplique a été préparée.

Si le menteur appréhende vraiment de se faire détecter, il peut être amené à bégayer ou à oublier sa réplique. L’appréhension d’être démasqué peut accroître les erreurs d’un menteur mal préparé, car en ayant conscience de sa mauvaise performance, il peut avoir encore plus peur, ce qui ne fera qu’augmenter le nombre de pause et d’erreur.

Comment savoir quand une personne ment grâce à l’intonation de la voix

Le mensonge peut aussi être détecter grâce à l’intonation. Les scientifiques on découvert plusieurs façons de distinguer les intonations plaisantes et déplaisantes, mais ils ignorent encore si l’intonation change en fonction de telle ou telle émotion négative (peur, dégoût, colère, détresse, mépris).

Cependant le signe d’émotion vocale le mieux étudier est la tonalité, c’est à dire la hauteur du son. Dans environ 70% des cas, lorsque le sujet est bouleversé, la tonalité est plus aiguë. Cela est certainement d’autant plus vrai lorsque l’émotion en question est la peur ou la colère.

Une voix plus aiguë que la “normal”, peut être un indicateur de stress, d’inconfort ou encore d’anxiété.

Il est également possible d’observer généralement (mais pas toujours), un débit plus rapide et un volume plus élevé dans le cas de la colère ou de la peur. Et un débit plus lent et un volume plus faible pour la tristesse.

Les modification de la voix produites par l’émotion ne sont pas faciles à dissimuler, car si le mensonge concerne principalement des émotions éprouvées au moment même de mentir, il y a de grands risques de fuite.

Si l’objectif du mensonge est de dissimuler la colère ou la peur, la voix sera plus aiguë et plus forte, et le débit certainement plus rapide. Ce sera exactement l’inverse si le menteur essai de dissimuler de la tristesse.

L’intonation peut aussi trahir les mensonges non destinés à dissimuler une émotions dans le cas où une émotion survient. Le simple fait d’appréhender de ce faire démasquer peut produire une intonation de peur.

Mais une tonalité aiguë n’est pas pour autant forcément un signe de mensonge, c’est un signe de peur ou de colère, et il serait risqué d’interpréter tout signe vocal d’émotion comme une preuve de mensonge.

Une personne sincère craignant de ne pas être cru peut, par crainte, avoir le même changement de tonalité qu’un menteur qui redoute d’être démasqué. La personne sincère est parfois autant ému que le menteur.

De la même façon qu’un signe vocal d’émotion tel que la tonalité n’indique pas forcément un mensonge, l’absence de tout signe vocal d’émotion ne signale pas obligatoirement la sincérité.

Il n’existe dans la voix aucun signe de mensonge proprement dit, mais seulement des signes d’émotions négatives.

4 étapes pour savoir quand une personne ment

Premièrement, observez ce qu’il se produit au moment où vous posez la question, soyez attentif aux comportements indiquant que la personne limite ses mouvements, que la question la touche négativement, ou encore qu’elle cherche à se réconforter afin d’atténuer le stress. La personne manifeste t-elle des signes d’inconfort au moment d’entendre la question? et pourquoi? Comme vu plus haut posez votre question, attendez et observez.

Deuxièmement, observez comment la personne traite la question, la question la perturbe t-elle? parait-elle crispé? Hésite-t-elle? Les changements d’expressions du visage et de comportements sont multiples, et montrent un changement dans les émotions ainsi que dans les pensées. Si votre questions met la personne mal à l’aise, vous devez en trouver la raison.

Troisièmement, la personne répond t-elle avec ou sans hésitation? occupe t-elle peut d’espace? procède t-elle à des gestes tranquillisant? le mouvement des bras est-il limité? Je ne vais pas énumérer tous les indices possible mais il sont nombreux, vous pouvez parcourir les articles du blog si vous voulez en savoir plus sur les gestuelles est comportements de chaque partie du corps.

Quatrièmement, refaite une pause après la réponse à votre question, afin d’encore et toujours observez chez la personne en face de vous des gestes d’apaisement. Quand une personne est soumise à un stress, elle cherche à s’apaiser, donc en cherchant à identifier ces comportements, il est possible d’en trouver la cause. En cas d’inconfort après une question, la personne pourrait très bien manifester des comportements parmi ceux que l’on a vu tout au long de l’article, afin de se soulager du stress que la question a provoqué.

En définitif comment savoir quand une personne ment?

Vous devez bien retenir une chose, il n’existe pas de comportement permettant de savoir quand une personne ment, il n’y a pas de technique miracle expliquant comment détecter le mensonge et savoir à 100% si une personne vous ment, vous devez bien vous souvenir de ça. Vous avez peut être réussi à détecter des comportements signifiant de l’inconfort au moment d’évoquer un sujet, vous ne pourrez pas pour autant affirmer qu’il s’agit forcément de mensonge. Cela a été prouvé scientifiquement il y a de ça des années déjà, ce qui indique le stress n’est pas obligatoirement un signe de duplicité.

En revanche vous pouvez faire au mieux pour comprendre ce qui met la personne dans l’inconfort, comme nous l’avons vu, il faut mettre la personne dans les meilleures conditions possible afin d’établir la fameuse ligne de référence et donc à partir de celle-ci identifier tout changement suspect.

Références:

Burgoon, Judee K., David B. Buller and W. Gill Woodall.1994. Nonverbal Communication: The Unspoken Dialogue. Columbus, Ohio: Greyden Press.

Ekman, Paul & M. O’Sullivan. 1991. Who can catch a liar? American Psychologist, 46 (9), 913-920.

Frank, M. G. & Ekman, P.1997. The ability to detect deceit generalizes across different types of high-stakes lies. Journal of Personality and Social Psychology, 72,1429-1439.

Navarro, Joe. 2008. What Every Body Is Saying. New York: Harper Collins.

Ekman, Paul. 1985. Telling Lies: Clues to Deceit in the Marketplace, Politics, and Marriages.   New York: W.W. Norton & Co.

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