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Les 2 principales erreurs à éviter dans la détection de mensonge

Les 2 principales erreurs à éviter dans la détection de mensonge

Comment connaitre les erreurs à éviter dans la détection de mensonge?

La détection de mensonge n’est pas chose facile, il faut donc mettre toutes les chances de votre coté et évité au mieux toutes erreurs d’interprétation. Nous allons donc voir les 2 erreurs à éviter dans la détection de mensonge.

Première des erreurs à éviter dans la détection de mensonge: Le risque brokaw

Paul Ekman dans son livre “Je sais que vous mentez“, explique que Tom brokaw, ancien intervieweur du today show, décrivit une source d’indice de tromperie en disant que, ” la plupart des indices que je reçois des gens sont verbaux, et non physiques. Je ne guette pas sur le visage d’un interlocuteur des signes qui indiquent qu’il ment. Ce que je cherche, ce sont des réponses alambiquées ou évasives”. Paul Ekman nomma cela le risque Brokaw.

Plusieurs études sur la tromperie corroborent l’intuition de Brokaw en indiquant que certains individus, lorsqu’ils mentent fournissent des réponses indirectes, compliquées et donnent plus d’informations qu’il ne leur est demandé.

D’autres recherches ont démontré précisément le contraire: la plupart des gens sont trop malins pour être évasifs et indirects dans leurs réponses.

De plus, il serait trop compliqué de savoir quoi tirer de cela et des autres contradictions dans la littérature scientifique sur le mensonge, étant donné que les expériences ne sont elles mêmes guère fiable. Presque tous les participants sont des étudiants, qui mentent sur des questions peu importante sans véritable enjeu.

La majorité des expériences dans ce domaine ont fait preuve d’assez peu de réflexion sur le type de mensonge étudier, et en général choisi pour sa facilité à être organisé en laboratoire.

Par exemple, il a été demandé à des étudiants de se faire les avocats d’une opinion contraire à la leur sur la peine capitale ou l’avortement. Ou encore de dire le contraire de ce qu’ils pensaient d’une personne dont on leur montrait la photo.

De telles expériences négligeaient la relation du menteur à sa cible et en quoi elle influençait ses efforts pour mentir avec succès. En général, menteur et cible ne se connaissaient pas et n’avaient aucune raison de penser qu’ils se reverraient. Parfois il n’y avait pas de véritable cible et le sujet mentait simplement devant un micro.

De tels menteurs pourraient donc échapper à Tom Brokaw. Un danger pire encore, serait d’accuser de menteur une personne s’exprimant de manière compliquée ou évasive. Certaines personnes s’expriment ainsi; pour elles, ce n’est pas un signe de mensonge, mais simplement leur façon de parler. Tout comportement qui constitue un indice de tromperie utile sera pour certains individus leur attitude habituelle. Et c’est là qu’il est important de connaitre les erreurs à éviter dans la détection de mensonge.

Paul Ekman à nommé cette possibilité de porter un jugement erroné sur de telles personnes, le risque Brokaw.

Un individu est susceptible de risque Brokaw quand il ne connait pas le suspect, et qu’il n’est pas familier des particularités de son comportement habituel. Et c’est l’une des principales erreurs à éviter dans la détection de mensonge.

Aucune autre source de fuite ou d’indice de tromperie dans les paroles n’aurait été découverte par la science pour le moment. Et Paul Ekman ne pense pas que l’on puisse en trouver d’autres, car il est trop facile pour un menteur de dissimuler et feindre ses paroles, même si des erreurs peuvent se produire, négligence, lapsus verbal, tirade, langage alambiqué ou indirect.

Pour éviter tout risque de Brokaw, il faut alors établir une ligne de référence bien solide.

Deuxième des erreurs à éviter dans la détection de mensonge: L’erreur d’Othello

L’erreur d’Othello se produit lorsqu’une personne néglige le fait qu’un individu sincère et stressé, peut avoir l’air d’un menteur. Car chacune des émotions provoquées par le mensonge peut être éprouvée pour d’autres raisons par une personne honnête accusé à tort de mentir.

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La personne sincère et honnête peut craindre de ne pas être cru et cette peur peut être confondu avec l’appréhension de détection du menteur.

Certaines personnes peuvent avoir des sentiments de culpabilité si intenses à propos d’autres questions, que cette émotion peut apparaître dès qu’ils se rendent compte qu’on les soupçonne d’un méfait. Ces signes de culpabilité peuvent être confondus avec la culpabilité de tromperie du menteur.

Une personne sincère peut aussi éprouver du mépris envers celui qui l’accuse à tort, de l’excitation à l’idée de lui prouver qu’il se trompe, ou du plaisir à la perspective de pouvoir se justifier.

D’autres émotions peuvent aussi être éprouvées par des personnes soupçonnés, qu’elles mentent ou qu’elles soient sincères. Les raisons peuvent être différentes, mais l’un comme l’autres peuvent éprouver, colère, surprise, détresse, déception, dégoût ou détresse face aux soupçons et questions de l’individu en face d’eux.

Mais pourquoi appelle t-on cela l’erreur d’Othello?

“Othello, le maure de Venise” est une pièce de William Shakespeare datant du 17 ème siècle. Le général Othello en est le personnage principale, et dans cette pièce il accuse son épouse Desdémone, d’avoir une relation extra conjugale avec de l’un de ses lieutenants, se nommant Cassio.

Othello demande alors à son épouse d’avouer l’adultère, avant qu’il ne la tue pour la punir de son infidélité. Desdémone clame son innocence et demande immédiatement à son époux de faire venir Cassio, afin qu’il confirme l’innocence de la jeune femme.

Othello lui répond alors, qu’il a déjà fait exécuté son supposé amant pour son affront. Desdémone se rend alors compte qu’elle ne pourra pas prouver son innocence et convaincre Othello de ne pas la tuer.

Cette scène fut choisie par le professeur Paul Ekman afin d’illustrer certaines erreurs dans la détection du mensonge.

Que pouvez-vous en tirer?

Othello est certain de l’infidélité de sa femme et de la trahison de son lieutenant. Il est submergé par la colère, débordé par ses émotions, il n’interprète les éléments de la situation qu’en faveur de ses arguments et rejette toute possibilité pouvant prouver le contraire.

La fermeté dont fait preuve Othello pour démontrer la faute de Desdémone, provoque chez elle des réactions de peur, qu’il interprète comme des preuves supplémentaires de mensonge. Ce manque d’objectivité, empêche Othello de considérer correctement les réactions de son épouse qui ne sont que des réactions émotionnelles générés par la peur de mourir et par le désespoir de ne pas pouvoir prouvé son innocence.

Othello interprète la peur et la détresse de Désdémone à l’annonce de la mort de Cassio comme une preuve de ses soupçons d’adultère, et la tue.

Othello fait ainsi l’erreur de ne pas considérer que si son épouse était innocente, elle pouvait aussi montrer exactement les mêmes signes d’émotion.

Premièrement, avec la détresse et le désespoir que son époux ne l’a croit pas, et que sa dernière chance de prouver son innocence ait disparue avec l’exécution de Cassio. Et deuxièmement, avec la peur qu’il la tue à son tour.

Car Desdémone pleurait pour supplier son mari de l’épargner, et non pour la mort de son prétendu amant.

L’erreur d’Othello est un ensemble d’éléments pouvant conduire à interpréter des indices stéréotypés comme étant en lien directement avec le mensonge, alors qu’il ne sont en faite que de simple réponse générées pour d’autres raisons, ce qui empêche de voir la vérité.

Desdémone n’est donc pas une menteuse, mais tous les indices qu’elle présente sont interprétés comme étant des indices de mensonge.

L’erreur d’Othello est un exemple extrême, mais les préjugés déforment souvent le jugement, amenant une personne à ne pas tenir compte d’idées, possibilités ou faits qui ne corroborent pas ce qu’elle pense déjà. Et cela ce produit même lorsque la personne souffre d’avoir des préjugés.

Othello est torturé par sa conviction que Désdémone ment, mais cela ne le pousse pas à accepter ses justifications. Il interprète le comportement de son épouse d’une manière qui lui confirme ce qu’il désire le moins et qui le fait le plus souffrir.

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De tels préjugés déforment le jugement de la personne et le conduisent à des erreurs le poussant à ne pas croire à la vérité, et cela peut avoir plusieurs origines.

Si Othello est est convaincu de l’infidélité de Desdémone, c’est l’oeuvre de Lago, son malfaisant enseigne, qui pour son profit, provoque la disgrâce d’Othello en éveillant et nourrissant ses soupçons. Lago pourrait ne pas être arrivé à ses fins si Othello n’était pas jaloux de nature.

Un individu suffisamment jaloux n’a pas besoin d’un “Lago” pour être victime de sa jalousie. Il cherche à confirmer ses pires craintes, à découvrir ce qu’il soupçonne, c’est à dire, que tout le monde lui ment.

Émotionnellement, la peur d’être pris pour un menteur (que ce soit vrai ou non), peut démontrer certain type d’expression de peur, de stress ou d’anxiété. Mais cela ne signifie pas pour autant que la personne est entrain de mentir.

Il faut être conscient que le contexte, la situation ou la peur de ne pas être cru, peuvent également générer ce type de réaction.

Comment pouvez-vous évitez l’erreur d’Othello?

L’erreur d’Othello est le parfait exemple illustrant la façon dont nos préjugés peuvent influencer nos interprétations. Othello est certain que sa femme est infidèle et il cherche simplement à confirmer son jugement, en ignorant tout autres alternatives. Et c’est l’une des principales erreurs à éviter dans la détection de mensonge.

Lorsque vous percevez un comportement suspect ou un signe d’émotion, chez votre interlocuteur, vous devez envisager toutes les alternatives possible au mensonge. Vous devez vous demander quelles émotions un menteur ou une personne honnête, serait susceptible de ressentir à ce moment là.

Si vous percevez par exemple, un signe de peur chez votre interlocuteur, vous devrez vous demander si cela correspond à l’appréhension par un menteur de se faire démasquer, ou bien simplement à la peur de pas être crue d’une personne sincère. Les émotions de nous disent malheureusement jamais ce qui les a déclenché.

Le simple fait de s’interroger sur nos préjugés concernant la personne suspecté de mentir, peut permettre de prévenir les interprétations hâtives. Et dans le pire des cas, cela peut vous permettre de conclure que vous avez trop d’apriori sur la personne pour avoir confiance en votre propre jugement.

Retenez bien que:

– Il n’existe pas d’indices comportementaux directement liés au mensonge.

– Vérité et mensonge peuvent provoquer les mêmes réactions.

– Votre comportement provoque des réactions chez votre interlocuteur.

– Restez toujours objectif et considéré la possibilité de chaque hypothèse.

Vous connaissez désormais les 2 principales erreurs à éviter dans la détection de mensonge. Rien qu’avec ça, vous éviterez bon nombre d’erreur d’interprétation lors de vos prochaines analyses non verbale. Bien sûr, il y a bien d’autres erreurs à éviter dans la détection de mensonge, et il y a de nombreux facteurs à surveiller et à prendre en compte, mais un simple article ne suffirait pas à les énumérer 😉 .

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A bientôt.

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