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Mensonge: Découvrez la vérité et les erreurs à ne pas commettre

Mensonge: Découvrez la vérité et les erreurs à ne pas commettre

Quelle est la vérité concernant la détection de mensonge? C’est une question que l’on peut souvent se poser, et qui est profonde parce que chaque jour nous cherchons à évaluer la véracité de ce que l’on nous dit, que ce soit à la maison, au travail ou dans des situations sociales. Tous les jours nous sommes amenés à nous poser des questions concernant le mensonge.

Comme le savent les meilleurs chercheurs, et comme je l’explique dans un article sur le mensonge (cliquez ici), il est très difficile de détecter le mensonge. Les études menées depuis 1986, lorsque le célèbre chercheur Paul Ekman a écrit à ce sujet, ont démontré que nous, les humains, ne faisons pas mieux que le hasard quand il s’agit de détecter le mensonge.

Cela signifie que si vous lancez une pièce de monnaie en l’air, vous serez aussi susceptible de détecter le mensonge que la vérité. Et s’il est vrai qu’une minorité d’individu sont plus à même de détecter le mensonge que d’autres, ils font à peine mieux que le hasard. En fait, les meilleurs d’entre nous, détectent correctement la tromperie environ 60% du temps; cela veut dire que 40% du temps ils ont tort.

Malheureusement, beaucoup de personnes sont apparus, et se sont déclarés experts en détection de mensonge au fil des années, et cela a influencé les professionnels et la société de manière significative.

J’ai déjà entendu des personnes dire qu’elles pensaient qu’un individu mentait parce qu’elles avaient “entendu quelque part que si une personne se touche le nez, elle ment”. De même, j’ai rencontré de nombreuses personnes convaincues d’êtres capables de détecter le mensonge.

La détection des mensonges repose tant sur le verbal que sur le non verbal, que l’on devrait si connaitre en psychologie, anthropologie, sociologie, criminologie, jurisprudence, sociobiologie, neurobiologie, psychiatrie, anatomie, physiologie, communication, zoologie, ethnographie, primatologie, linguistique, langue et en grammaire (pour n’en nommer que quelques-uns), pour vraiment comprendre la profondeur de ce qui se cache derrière la tromperie et comment la détecter. Heureusement, il y a ceux qui se sont servis d’une approche disciplinaire à l’étude de la tromperie, mais malheureusement, ils sont peu.

Vous avez déjà peut être entendu des personnes dire qu’elles sont capables de détecter le mensonge grâce aux comportements, par exemple lorsque quelqu’un évite le contact visuel, lève les yeux vers la droite, touche ses lèvres, son cou, ou affiche des micro-expressions.

Des instructeurs des forces de l’ordre et même des chercheurs ont donné des leçons à leurs élèves sur la détection de de mensonge, en leur montrant des vidéos de personnes qui se touchaient le nez ou se couvraient la bouche, ou alors, ils montraient des signes de mépris comme étant une preuve scientifique de mensonge.

Ils avaient tort et ils ont également tort d’insister sur le fait qu’ils avaient raison; Le comportement anecdotique d’une personne qui pratique ce geste en mentant n’est pas de la science. C’est intéressant, mais ce n’est ni scientifique ni fiable. Le stress est lié aux circonstances et pas forcément au mensonge (lors d’un interrogatoire de police par exemple, une personne peut très bien être stressé, montrer des comportements d’inconfort, et ne pas mentir pour autant).

Quand nous repensons à tout ce qui a été écrit depuis les années 1970, nous pouvons commencé à remettre en question certaines recherches. Non pas parce que les études n’ont pas été menées correctement, mais plutôt, qu’est-ce que ces expériences ont vraiment accompli?

Pendant plus de quarante ans, des chercheurs bien intentionnés ont étudié le mensonge en laboratoire en utilisant des étudiants. Utilisant des stratagèmes élaborés, comme par exemple, obliger les participants à mentir à propos de ce qu’ils voyaient sur un écran de télévision, ou alors ils leurs demandaient de prendre de l’argent et de le cacher puis de mentir par rapport à cela, et s’ils réussissaient, ils pouvaient le garder.

Les observateurs ont ensuite été invités à déterminer qui mentait ou disait la vérité et à partir de là, ils ont obtenu un taux d’exactitude de 50 à 60%. Ces expériences avait l’air plutôt bien à l’époque et encore aujourd’hui, ce genre d’étude scientifique existe toujours. Il n’y a qu’un seul problème: un environnement de laboratoire stérile, utilisant des étudiants, n’est pas la réalité.

Je dis cela en aucun cas en critiquant les chercheurs et leurs intentions parce que je pense qu’ils essaient honnêtement de comprendre comment détecter la tromperie, et il font un travail formidable. Mais ce que je remets en question, c’est l’hypothèse que ce que nous voyons dans le laboratoire est la même chose que dans la vraie vie. Et je dois dire que non.

Contrairement à ce que nous voyons à la télévision, la majorité des entrevues policières (en fait environ 97% des entrevues policières) se font la nuit ou dans des conditions de faible luminosité à l’extérieur, où il y a du bruit, des distractions, et d’autres conditions inconfortable, qui ne sont pas aussi idéales que dans un laboratoire.

Alors que le laboratoire utilise des étudiants, la plupart de nos prisons ne sont pas composées d’étudiants. Ces expériences sur la détection du mensonge, pour autant que je sache, n’incluent pas les individus qui sont des psychopathes (environ 1% des Américains selon Robert Hare) ou qui sont considérés comme cliniquement antisociaux (environ 4-6% des Américains mais environ 60-70% de la population carcérale); ils n’utilisent pas non plus d’escrocs de cols blancs ou d’arnaqueur dans ces expériences, qui sont des menteurs très expérimentés. De même, la plupart des études ne tiennent pas compte du fait que dans 30-40% des arrestations (avec des entretiens subséquents), l’ alcool et les drogues sont des facteurs à prendre en compte et si vous faites ce type d’interrogatoire, cela ne ressemble en rien à ce qu’il se passe dans un laboratoire.

Les laboratoires ne testent pas non plus les personnes stressées, comme une personne qui vient de se faire agresser ou autres personnes stressés et interrogés dans un commissariat de police: entourés d’officiers avec des fusils et des menottes, et où leur avenir est littéralement dans les mains de personnes détenant du pouvoir, non entre celles de scientifiques.

Je serais curieux de voir comment des chercheurs se comporteraient dans un laboratoire sur des espions, criminel, terroriste, ou encore des officiers de renseignement formés au FSB russe ou au Service de renseignement cubain.

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Je ne pense pas qu’ils se comportent comme de simple étudiant que l’on interroge. Les interrogatoires des gangsters et des capos mafieux  ne sont pas non plus les mêmes que ceux des étudiants. En fait, la plupart des personnes interrogées lors d’une réel enquête, ne sont probablement en rien similaire aux étudiants dans une expérience de laboratoire. Les étudiants ne sont pas des personnes qui doivent vivre et survivre en mentant comme des escrocs, des espions ou des criminels récidivistes. Ces types apprennent à maîtriser le mensonge et la tromperie, car leur vie en dépend.

De même, aucun laboratoire d’université ne peut égaler ce qui se passe entre un agent de renseignement et une personne interroger dans un environnement hostile ou dans une «zone interdite» du monde. Il ne peut pas non plus reproduire les innombrables entrevues d’individus dans des situations domestiques où vous avez la femme qui a été battue, s’accrochant à vous, alors que vous interrogez le mari ivre menotté, tandis que trois enfants vous crient de laisser partir leur papa.

Cette expérience de laboratoire n’a pas encore été réalisée et pourtant c’est la réalité pour la plupart des agents de police. Et pas seulement cela, la plupart des entrevues en laboratoire sont faites pendant que le sujet est assis; inversement, au moins pour les agents de patrouille, la plupart des entrevues de police (à l’exception du très petit nombre au commissariat de police et à la télévision) sont effectuées en position debout.

Il y a une profonde dissonance des priorités entre un agent des forces de l’ordre (qui a désespérément besoin de connaître les faits pour résoudre un homicide et qui a besoin d’informations pour des pistes ou qui cherche à satisfaire aux exigences du corpus delecti ) et un suspect qui veut cacher ce qu’il sait à cause des conséquences. Il y a une dynamique significative qui se déroule dans la salle d’entrevue entre un officier et un suspect sous la forme de non-verbaux, chacun se nourrissant et réagissant à l’autre.

Cela seul affecte les perceptions, tout comme la proximité de la personne interrogé, ce qui est très différent des expériences où il y a peu d’interaction entre l’observateur / la personne qui interroge et celle qui est interrogé. Et bien sûr, il n’y a pas d’expérience sociale qui puisse reproduire l’emprisonnement à vie ou la peine de mort. Et donc, parce que les humains sont sensibles aux conditions initiales et au contexte situationnel, je pense qu’il est très difficile d’accepter que ce que nous voyons dans une expérience de laboratoire avec des étudiants, par rapport à ce que nous voyons dans la vraie vie.

Vous avez peut être entendu parlé de machines qui détectent la tromperie en se basant sur des indices du visage et des yeux. À cela je demanderais, qu’en est-il du reste du corps? cela aussi transmet de précieuses informations. En outre, je voudrais également demander, comment ces machines ont-elles été testés et approuvés? dans des laboratoires qui utilisent des étudiants?

Je dois dire qu’au fil des années, certains chercheurs se sont trop fiés au visage pour trouver des indices de tromperie au détriment d’autres parties du corps. En fait, il ne faut pas oublier que tout le corps doit être considéré si l’on veut obtenir une lecture plus précise d’un individu.

Chercher des indices de tromperie simplement à partir de micro-expressions faciales éphémères, est discutable et probablement infructueux. Les micros mouvements peuvent être révélateurs d’une agitation émotionnelle interne qui est supprimée, mais c’est tout. Paul Ekman, qui a inventé le terme de micro-expression a déclaré dans son livre Telling Lies que les micro-expressions sont rares et qu’elles “ne se produisent pas si souvent”.

De plus, comme d’autres l’ont dit, il n’y a pas de comportement spécifique qui révèle la tromperie. Je suis préoccupé par le fait que les machines qui se concentrent uniquement sur le visage vont sans doute manquer d’autres informations du corps (transpiration, main agitée, etc.) ou générer beaucoup de “faux positifs” parce que les émotions négatives abondent là où ces machines sont utilisées, le stress d’être soumis à des perquisitions, des entrevues gênantes, ou dans un cadre policier.

Je pense que nous devons écouter des experts comme Paul Ekman, Bella DePaulo, Mark Frank, Maureen O’Sullivan, Aldert Vrij, et Judee Burgoon, qui ont déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y a pas un seul comportement révélateur de tromperie et que la détection de mensonges est très difficile. Et cela inclut bien sûr des micro-gestes comme un ricanement ou un regard de mépris, qui ne sont pas forcément des signes de mensonges.

Qu’il y ait des suspect ou prisonniers qui ont été photographiés en train de montrer des signes de mépris est intéressant mais encore une fois, c’est simplement anecdotique. Si vous parlez suffisamment avec des gens dans les rues où il y a beaucoup de présence policière en raison du taux élevé de criminalité, vous verrez souvent ce même mépris en présence de policier.

En ce qui concerne le polygraphe, que puis-je dire? Voici une machine qui est très précise, c’est pourquoi certaines personnes se réfèrent respectueusement à cela comme étant “l’instrument parfait”, et pourtant il ne détecte pas le mensonge. Et oui, le polygraphe n’est pas un détecteur de mensonges et le soi-disant «instrument» n’a pas et n’a jamais détecté de mensonges.

Il ne fait que reconnaître les changements physiologiques dans la réaction à un signal (une question) mais il ne détecte pas les mensonges et il ne peut pas. C’est la personne qui utilise le polygraphe, qui observe les réactions et décide s’il y a ou non tromperie. Voici le lien d’une étude menée sur le polygraphe et le mensonge si vous voulez en savoir plus, cliquez ici.

Quant aux autres gadgets, y compris les machines qui lisent le comportement des yeux ou l’analyse de la contrainte vocale, encore une fois, je suis abasourdi par le nombre de personnes convaincues que ces machines fonctionnent réellement. Test après test, nous avons la preuve que ces systèmes ne détectent pas la tromperie.

L’importance de la vérité à propos de la détection du mensonge

Ce sujet sur la tromperie ne serait rien de plus qu’une curiosité si elle n’avait pas de conséquences très graves. Historiquement et même récemment, des personnes ont été accostées, emprisonnées, torturées, poursuivies, voire exécutées lorsque les autorités les ont jugées menteuses ou complices, sur la base de leur langage corporel. Malheureusement, de nombreuses personnes ont avoué des crimes qu’elles n’ont jamais commis simplement parce que quelqu’un a mal interprétées leurs comportements.

Le prix que nous payons pour croire à la la fiabilité de la détection de la tromperie par le non verbal ou tout autre moyen est la suivante:

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Dans 261 cas de test ADN, où le suspect n’était pas sur les lieux du crime, 100% des enquêteurs et des procureurs n’ont pas pu détecter la vérité avant le test ADN. Ils n’avaient même pas fait aussi bien que le hasard (50/50), ils avaient tous 100% faux!

Ils étaient tellement sûrs que les comportements et les protestations qu’ils voyaient étaient des mensonges qu’ils ne pouvaient pas reconnaître la vérité. C’est ce qu’il se passe lorsque l’on croit faussement que nous sommes bons pour détecter la tromperie.

Et comme si ce n’était pas assez grave, un quart des suspects ont fait de fait de faux aveux, en se disant coupable pour qu’on les laisse tranquille. Avec le temps, la plupart des gens, même les innocents, vont céder et ainsi admettre des crimes juste pour arrêter le processus d’entrevue.

En conclusion sur la détection de mensonge

Nous avons tous un intérêt à détecter la tromperie, après tout, personne ne veut investir avec un autre Bernard Madoff ou sortir avec un Ted Bundy. Mais nous devons être réalistes quant à ce que nous pouvons détecter, comme nous l’a averti Paul Ekman il y a des décennies. Cela vaut pour les agents des forces de l’ordre, ainsi que pour la personne moyenne intéressée par le sujet. J’espère aussi qu’à l’avenir, les chercheurs examineront qui est testé, où ils sont testés et comment ils sont testés pour nous donner une idée plus précise de qui est vraiment bon pour détecter la tromperie et dans quelles circonstances.

Toutefois, la communication non verbale peut vous aider à comprendre les pensées, les sentiments, les désirs et les intentions des autres.

Dans un contexte judiciaire cela permet d’identifier les innocents, de détecter des activités criminelles, de découvrir des conspirateurs inconnus et de rechercher des pistes pour la poursuite des enquêtes. Mais à la fin, et c’est une mise en garde, peu importe la technique utilisée pour chercher la tromperie, la seule façon de vraiment connaître la vérité est de vérifier et de corroborer chaque détail de ce que quelqu’un dit. Et c’est ça, la vérité sur la détection du mensonge.

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A bientôt.

Sources et références:

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