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Physiologie: Comment améliorer son mental grâce au langage corporel

Physiologie: Comment améliorer son mental grâce au langage corporel

Un des moyens de se mettre dans un état qui contribue à produire les résultats que l’on cherche consiste en effet à faire “comme si” on y était parvenu. Car il n’existe pas de technique “du faire comme si” plus efficace que de se mettre physiologiquement dans l’état où l’on serait si on avait déjà atteint son but. La physiologie est l’un des outils les plus puissants pour modifier instantanément les états, et obtenir des résultats immédiats.

Il y a une vieille maxime qui dit “Si vous voulez être puissant, faites semblant d’être puissant.” Et c’est tout à fait vrai. Une personne qui désire changer, doit être dans les conditions physiologiques les plus fécondes possibles car il n’y a pas d’action puissante sans physiologie puissante.

Dès qu’on adopte une attitude physiologique dynamique, on se met aussitôt dans un état identique. Le meilleur levier dont on dispose dans n’importe quelle situation, c’est la physiologie, parce qu’elle agit vite et sans défaut. Physiologie et représentation interne sont étroitement liées, si vous modifiez l’un des éléments, vous modifiez automatiquement l’autre. Qui modifie sa physiologie (sa posture, son rythme respiratoire, sa tension musculaire, le ton de sa voix) modifie instantanément ses représentations internes et son état.

Souvenez-vous d’un moment où vous vous êtes senti complètement abattu. Comment perceviez-vous le monde? Et quand vous êtes fatigué physiquement, faible musculairement, ou quand vous avez mal quelque part? Vous ne percevez évidemment pas le monde de la même façon que lorsque vous vous sentez reposé, dispo, alerte. L’action sur la physiologie est un outil puissant du contrôle de l’esprit.

C’est pourquoi il est très important de saisir combien il nous affecte: il ne s’agit pas d’une variable secondaire mais d’un élément absolument essentiel d’une boucle cybernétique constamment en mouvement. Quand votre physiologie s’effondre, l’énergie positive de votre état s’effondre également, et inversement. La physiologie est par conséquent le levier des changements émotionnels.

En fait, il est impossible d’éprouver une émotion sans que s’opère une transformation physiologique correspondante. Et il est de même impossible d’opérer un changement physiologique sans que se produise un changement d’état correspondant.

Il y a deux façons de changer d’état:

– Soit en modifiant ses représentations internes.

– Soit en modifiant sa physiologie.

Si par conséquent vous désirez changer d’état en une seconde, que faire? Et bien, changez votre façon de respirer, changez votre posture, changez votre gestuelle, etc…

Quand vous commencez à vous sentir fatigué, il existe un certain nombre de mesures physiologiques à prendre pour continuer à communiquer avec vous même: baisser les épaules, relâcher des groupes de muscles importants, etc…

Vous pouvez à l’inverse commencer à vous sentir fatigué en modifiant votre représentation interne. Si vous mettez votre physiologie dans les conditions où elle se trouve quand vous vous sentez fort, cela modifiera vos représentations internes et ce que vous ressentirez à ce moment-là.

Si vous n’arrêtez pas de vous dire que vous êtes fatigué, vous constituez la représentation interne qui vous maintient fatigué. Si vous dîtes que vous avez les ressources nécessaire pour rester dispos, si vous adoptez consciemment cette physiologie, votre corps en fera autant. Changez de physiologie et vous changerez d’état.

De nombreuses découvertes scientifiques renforcent l’idée que notre santé est étroitement liée au fruit de notre décision. Cela n’est en général pas conscient, mais ce n’en est pas moins une décision.

Bien sûr, personne ne se dit consciemment, “je préférerais être déprimé plutôt qu’heureux”. Mais que font les personnes déprimées? Nous concevons la dépressions comme un état mental, or cet état comporte un aspect physiologique évident.

Il n’est pas difficile de voir qu’une personne est déprimée, bien souvent, les personnes déprimées se traînent avec les yeux baissées, elles expriment sur le mode kinesthésique ou par un discours interne tout ce qui les rend déprimées, elles ont les épaules tombantes, bref elles font tout ce qu’il faut pour mettre leur corps dans un état physiologique déprimé.

Décident-elles d’être déprimés? En quelque sorte, car la dépression est un effet qui requiert certaines images corporelles très précises pour être crée.

Ce qui est étonnant, c’est que l’on peut tout aussi facilement créer l’effet appelé bien-être en modifiant sa physiologie sur certains points précis. Car au fond que sont les émotions? Ce sont une conjonction et une configuration complexes d’états physiologiques. Sans rien changer à ses représentations internes, vous pouvez modifier l’état d’une personne déprimée, car il n’est même pas nécessaire de connaitre les images qu’une personne déprimée forme dans son esprit, il suffit de changer sa physiologie pour changer son état.

Si vous vous tenez droit, si vous rejetez vos épaules en arrière, si vous respirez profondément par la poitrine, si vous levez les yeux, si vous vous mettez dans un état physiologique fécond, vous ne pouvez pas être déprimé. Vous n’avez qu’à essayer, vous constaterez cela par vous même.

Tenez-vous debout bien droit, rejetez vos épaules en arrière, respirez profondément, levez les yeux, mettez votre corps en mouvement et voyez si vous vous sentez déprimé dans cette posture. Vous apercevrez que c’est quasiment impossible. Votre esprit reçoit de votre corps un message lui ordonnant d’être disponible et en éveil. Et il le devient.

Si vous n’arrivez pas à faire telle ou telle chose, alors agissez comme si vous le pouviez, et si vous ne savez pas comment faire, faites comme si vous saviez comment faire, tenez-vous comme vous vous tiendriez si vous saviez comment faire, respirez comme vous respireriez, prenez l’expression que vous prendriez. A partir du moment où vous tenez, respirez, etc.. comme il faut, vous éprouverez aussitôt le sentiment que vous en êtes capables.

Cela marche toujours grâce à l’extraordinaire levier qu’est la capacité d’adapter sa physiologie à une situation. Vous pouvez toujours faire ce que vous vous croyez incapables de faire, en modifiant votre état physiologique.

Essayez donc cela:

Pensez à quelque chose que vous vous croyiez incapable de faire, mais que vous aimeriez faire. Comment vous tiendriez-vous si vous le faisiez? Comment parleriez-vous? Comment respireriez-vous?

Mettez-vous maintenant dans l’état physiologique où vous seriez si vous vous en saviez capable. Faites en sorte que tout votre corps vous envoie le même message, que votre stature, votre respiration, et votre visage reflètent l’état physiologique dans lequel vous seriez si vous pouvez le faire.

Observez maintenant la différence entre cet état et celui ou vous étiez. Si vous maintenez l’état physiologique approprié, vous vous sentez “comme si” vous étiez capable de faire ce que vous vous croyiez incapable de faire.

Il se passe la même chose lors d’événement important, ou/et lorsqu’il faut sortir de sa zone de confort. Certaines personnes sont dans un état de totale confiance et de disponibilité, grâce à la combinaison de représentations internes et d’une physiologie appropriées. Elles peuvent donc réussir sans problème.

A l’inverse, certaines personnes sont prises de panique au dernier moment. Elles ont modifiés les représentations internes de ce qui allait se passer et imaginent le pire scénario possible. Du coup, leurs corps se met à trembler de peur, ou elles éclatent en sanglot, ou elles se crispent, tous muscles raidis, ou ont d’autres réactions physiologiques diverses. Pour les aider à surmonter leur peur et à agir malgré l’impossibilité apparente, il faut qu’elle change leur état.

Car, ne l’oubliez pas, toute conduite humaine est le résultat de l’état dans lequel on se trouve. Quand on se sent fort et plein de ressources, on est capable de tenter des choses qu’on ne tenterait jamais si on se sentait faible, fatigué ou si on avait peur.

Que faire par exemple, avec une personne qui tremble, qui pleure, qui se crispe, ou qui est tétanisée, avant de devoir faire face à quelque chose la mettant dans l’inconfort?

La première solution consiste à modifier ses représentations internes.

Il faut qu’elle pense à ce qu’elle éprouvera après avoir fait la chose en question sans aucun problème. Cette modification de sa représentation jouera sur sa physiologie. En quelques secondes, elle va se retrouver dans un état fécond, vous allez voir sa respiration et l’expression de son visage changer. La personne qui il y a quelque secondes été paralysée par la peur, est désormais beaucoup plus confiante et peut passer à l’action bien plus efficacement.

Pourtant, certaines personnes ont parfois des images internes précises d’échec ou de douleur, qui sont plus fortes que les représentations correspondant à leur capacité de réussir sans problème. C’est alors que la deuxième solution intervient.

Cette deuxième solution (plus efficace lorsque la personne est complètement prise de panique devant ce qui l’attend) consiste à modifier sa physiologie.

Car en faite, si elle modifie ses représentations internes, son système nerveux doit ordonner à son corps de changer de posture, de rythme respiratoire, etc… Au lieu de cela, pourquoi ne pas aller à la source (passer par-dessus les autres circuits de communication) et modifier directement sa physiologie?

Si une personne pleure par exemple, il est bon de lui demandais de lever les yeux, car en faisant cela elle accède à la partie visuelle et non plus kinesthésique de son système nerveux. Cela pourrait bien la faire arrêter de pleurer aussitôt.

Encore une fois essayez-vous même si vous êtes en larmes. Levez les yeux, rejetez les épaules en arrière et mettez-vous ainsi dans un état visuel. Vos sensations vont changer presque instantanément. Vous pouvez même faire cela avec vos enfants si vous en avez. Quand ils se font mal, demandez-leur de regarder en l’air; les pleurs et la douleur s’interrompront aussitôt ou du moins diminueront considérablement.

Si la personne se tient comme si elle était complètement sur d’elle et qu’elle savait qu’elle allait réussir sans aucun problème, de respirer comme elle respirerait, et de prononcer des paroles sur le ton de quelqu’un qui a entièrement confiance en soi, le cerveau reçoit alors un nouveau message sur ce que cette personne doit ressentir et, dans l’état qui en résulte, la personne qui était complètement immobilisée par la peur quelques secondes plus tôt peut agir conformément à ses objectifs.

La même technique peut être utilisée à chaque fois que vous vos sentez incapable de faire une chose, par exemple, aller aborder une personne, prendre la parole en public, affronter une de vos peurs, etc… Vous pouvez modifier votre état et trouver le pouvoir d’agir soit en modifiant vos images, votre dialogue intérieur, soit en changeant votre maintien, votre façon de respirer, et le ton de votre voix. L’idéal consiste à changer à la fois de physiologie et d’intonation. Aussitôt fait, vous vous sentez plein de ressources et capable d’agir.

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Cela est également vraie en ce qui concerne l’entrainement physique. Si vous travaillez dur, si vous avez le souffle court et si vous n’arrêtez pas de vous dire que vous êtes fatigué et que vous avez déjà beaucoup couru, vous allez créer l’état physiologique (vous asseoir et haleter) qui correspond à ce message.

Si en revanche, même hors d’haleine, vous vous tenez droit et rétablissez un rythme respiratoire normal, vous aurez récupéré en quelques instants.

Les processus biochimiques et électriques de notre corps, qui transforment nos états et donc nos comportements quand nous jouons sur nos représentations internes et notre physiologie, affectent aussi directement notre santé. Des études ont montré que, lorsqu’un sujet est déprimé, son système immunitaire s’affaiblit car le taux de globules blancs dans le sang s’affaiblit.

Avez-vous déjà vu le cliché Kirlian d’un être humain? Il s’agit de la représentation du niveau bioénergétique de son corps. Celui-ci change considérablement selon les variations de son état ou de son humeur. Du fait du lien entre corps et esprit, dans les états de hautes tensions, la totalité de notre champ électrique se modifie, et nous rend capable de choses autrement impossibles. Dites-vous bien que votre corps connait beaucoup moins de limite à la fois positive et négative) qu’on ne vous a appris à le croire.

Le Dr Herbert Benson,qui a beaucoup écrit sur les liens corps/esprits, raconte certaines histoires surprenantes sur le pouvoir des pratiques magiques dans différentes régions du monde. Dans une tribu d’aborigène australiens, les sorciers utilisent une technique appelée “pointer l’os”. Elle consiste à jeter un sort si puissant que les victimes savent avec certitude qu’elles souffriront de terribles maladies et mourront probablement.

Voici la description que donne Benson d’un cas survenu en 1925:

“L’homme qui s’aperçoit qu’il est entrain de se faire pointer l’os par un ennemi fait pitié à voir. Il se tient debout, effaré, les yeux braqués sur le pointeur funeste, et il lève les mains comme pour se protéger du flux mortel qu’il s’imagine qu’on lui injecte dans le corps.

Il a les joues exsangues et les yeux vitreux, et son visage et horriblement déformé… Il essaie de crier mais généralement le son s’étouffe dans sa gorge, et on ne lui voit que l’écume aux lèvres. Son corps se met à trembler et ses muscles se crispent involontairement.

Il se cabre en arrière, tombe par terre et, au bout d’un petit moment, semble évanoui; mais peu après il se contorsionne comme si il était entré dans une agonie mortelle et, se couvrant le visage de ses mains, il se met à gémir… La mort intervient alors dans une temps relativement court.”

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c’est une des descriptions les plus terrifiantes que j’ai eu l’occasion de lire. Et c’est aussi un des exemples les plus parlants de l’incroyable pouvoir de la physiologie et de la croyance. En termes rationnels, on ne faisait rien à cet homme, mais le pouvoir de sa croyance et la force de sa propre physiologie engendrèrent un terrible force négative qui le détruisit totalement.

D’après vous, ce type de comportement est-il limité aux sociétés dites primitives? Bien sûr que non. Le même phénomène se produit près de nous tous les jours. Benson signale que le Dr George Engel, du centre de médecine de l’université de Rochester, a constitué un épais dossier de faits divers du monde entier concernant des morts subites survenues dans des circonstances inattendues.

Dans chacun de ces cas, aucun élément extérieur n’était intervenu. Le coupable, c’était les propres représentations internes négatives de la victime. Quelque chose avait fait qu’elle s’était sentie impuissante, désemparée et seule. Le résultat était presque le même que dans les rites aborigène vus plus haut.

Il semble que la recherche et la chronique anecdotique aient plus fait porter l’accent sur le coté destructeur du lien corps/esprit que sur son aspect utile. On entend toujours parler des horribles effets du stress ou de cas d’individus ayant perdu la volonté de vivre après la mort d’un être cher. Il semble que nous sachions tous que les émotions et les états négatifs peuvent littéralement nous tuer. Mais on entend beaucoup moins parler des cas où les états positifs peuvent nous guérir.

L’une des plus célèbres histoires qu’on raconte à ce sujet est celle de Norman Cousins. Dans son livre, La Volonté de guérir, il décrit comment il réussit à se guérir miraculeusement d’une maladie longue et débilitante à force de rire.

Le rire fut l’outil employé par Cousins pour mobiliser sa volonté de vivre. Son traitement consistait en effet à passer le plus clair de son temps à voir des films, des émissions télévisées et à lire des livres qui le faisaient rire. Cela modifia évidemment ses représentations et transforma radicalement sa physiologie (et donc les messages envoyés à son système nerveux).

Il s’ensuivit des changements immédiats: il se mit à dormir mieux, la douleur diminua et son état général s’améliora. Il finit par guérir complètement, alors que l’un de ses médecins lui avait dit au départ qu’il avait une chance sur cinq cent de se rétablir.

Cousins en tira cette conclusion: “J’ai appris à ne jamais sous-estimer les capacités qu’on l’esprit et le corps humains de se régénérer, même quand les perspectives semblent plus noires. Cette force vitale est peut être la chose au monde que l’on comprend le moins bien.”

Des recherches passionnantes ont étudié l’effet de nos expressions faciales sur nos sensations et aboutissent à la conclusion que nous ne rions pas tant parce que nous nous sentons bien ou parce que nous sommes de bonne humeur. C’est plutôt le sourire et le rire qui déclenchent des processus biologiques qui, en fait, nous font nous sentir bien. Ils augmentent l’irrigation du cerveau et,  en modifiant le taux d’oxygène, élèvent le niveau de stimulation des neurotransmetteurs. Le même phénomène se produit avec les autres expressions. Donnez à votre visage l’expression de la peur ou du danger, du dégoût ou de la surprise, et c’est ce que vous ressentirez.

Les muscles du visage sont au nombre d’environ quatre-vingts et ils agissent comme des tourniquets, soit pour maintenir constante l’irrigation sanguine du cerveau quand le corps est soumis à des pirouettes, soit pour la modifier et donc modifier, dans une certaine mesure, le fonctionnement du cerveau.

Dans un article remarquable écrit en 1907, le médecin français Israël Waynbaum précisait déjà que les expressions faciales modifiaient en fait les sensations. Par la suite, d’autres chercheurs découvrirent la même chose. Comme la déclaré le Dr Paul Ekman, professeur de psychiatrie à l’université à l’université de Californie de San Francisco, au Los Angeles Times (5juin 1958):

“Nous savons que, si nous éprouvons une émotion, elle se lit sur notre visage. Mais nous avons constaté que cela fonctionne aussi en sens inverse. On devient ce que l’on inscrit sur son visage…

Si l’on rit de la souffrance, on ne la ressent pas en soi. Si notre visage montre du chagrin , on le ressent en soi.”

 En fait, dit Ekman, le même principe est utilisé régulièrement pour tromper les détecteurs de mensonges. Les gens qui se mettent dans un état physiologique de croyance, même s’ils mentent comme des arracheurs de dents, font croire à la machine qu’ils disent la vérité.

Notre corps est notre jardin, la volonté son jardiner. William Shakespeare

On en apprend tellement aujourd’hui sur les corrélations corps/esprit que, selon certains, prendre soin de son corps règle tous les problèmes. Si votre corps fonctionne à la perfection, votre cerveau fonctionnera plus efficacement aussi.

Mieux vous utilisez votre corps, mieux votre cerveau va fonctionner. C’est le fondement du travail de Moshe Feldenkrais. Feldenkrais utilise le mouvement pour apprendre aux gens à penser et à vivre. Il a découvert qu’en agissant seulement au niveau kinesthésique on peut changer l’image qu’on a de soi, son état et le fonctionnement général de son cerveau. Il affirme en fait que la qualité de la vie tient à la qualité de nos mouvements. Son travail est riche d’enseignement sur les possibilités de transformations humaines qu’offrent certaines modifications physiologiques déterminées.

La cohérence est un important corollaire de la physiologie. Si je vous délivre ce que je crois être un message positif, mais que ma voix est faible, et hésitante et mon langage corporel disloqué et décentré, je suis incohérent. L’incohérence m’empêche d’être tout ce que je pourrais être, de faire tout ce que je pourrais faire et de me mettre dans des états féconds.

S’envoyer des messages contradictoires est un façon inconsciente de donner des coups d’épée dans l’eau. Il vous est sans doute arrivé de ne pas croire quelqu’un sans trop savoir pourquoi. Ce que disait votre interlocuteur était sensé, mais vous n’étiez pourtant pas convaincu. Votre inconscient avait saisi quelque chose qui avait échappé à votre conscience.

Par exemple, quand vous posiez une question, votre interlocuteur répondait “oui”, et au même moment sa tête faisait peut être lentement “non”. Ou bien il vous disait: “Je m’en charge”, mais en même temps ses épaules étaient voûtées, son regard dirigé vers le bas, et sa respiration courte. Indications qui signalaient à votre inconscient ce qu’il voulait dire en vérité: “Je ne peux pas m’en charger.”

Une partie de lui-même voulait faire ce que vous lui demandiez et une autre non. Une partie de lui-même était confiante et pas l’autre. Son incohérence l’avait trahi, il essayait d’aller dans les deux directions à la fois. Il exprimait une chose avec ses mots et une autre avec son corps.

Nous savons tous ce qu’il en coûte quand une partie de nous-même désire vraiment une chose mais que l’autre semble vouloir nous arrêter. Cohérence et pouvoir son synonymes, les personnes qui réussissent sont celles qui savent mobiliser toutes leurs ressources, mentales et physiques, sur un objectif.

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Arrêtez votre lecture un instant et pensez aux trois personnes les plus cohérentes que vous connaissez. Pensez maintenant aux trois personnes les plus incohérentes que vous connaissez. Qu’est ce qui les distingue? Quel effet les êtres cohérents font-ils aux autres par rapport aux êtres incohérents?

Développer sa cohérence est un des moyens essentiels d’acquérir du pouvoir personnel. Quand vous communiquez, votre corps et vos paroles doivent coïncider, pour envoyer des signaux clairs à votre esprit sur ce que vous voulez obtenir. Et votre esprit réagit en conséquence.

Si vous dîtes: Heu, oui, enfin, il me semble que c’est ce que je devrais faire”, et que votre physiologie est faible et indécise, quel message reçoit votre cerveau? C’est comme essayer de regarder la télévision quand les chaines grésillent et captent mal. On arrive à peine à distinguer une image. Il en va de même pour le cerveau: si les signaux que le corps lui transmet sont faibles ou contradictoires, le cerveau n’a pas une idée précise de ce qu’il doit faire.

Il est comme un soldat qui part au combat avec un officier qui lui dit: “Heu, on devrait peut être essayer ceci, je ne sais pas si ça va marcher, mais allons-y et nous verrons sur place.” A votre avis, dans quel état ce discours met-il le soldat?

Si vous dîtes: “Je veux absolument faire ceci”, et que votre corps est à l’unisson, vous le ferez. L’état de cohérence est donc un état que nous devons tous rechercher, et la mesure la plus importante que vous puissiez prendre, c’est de veiller à être physiquement ferme, décidé et en harmonie avec votre esprit.

Etes-vous actuellement dans un état de cohérence? Sinon mettez-vous y. Pendant combien d’heures par jour êtes-vous dans un état de cohérence? Pouvez-vous l’être plus souvent? Commencez dès aujourd’hui. Arrêtez-vous un instant et pensez à cinq personnes qui sont puissantes physiologiquement et que vous voudriez imiter. En quoi leur physiologie diffère-t-elle de la vôtre? Comment ces gens s’asseyent-ils? Comment se tiennent t-ils debout? Comment se déplacent-ils? Quelles sont leurs expressions et leurs gestes essentiels? Essayez de vous asseoir comme ils s’asseyent. Prenez les mêmes expressions. Et voyez comment vous vous sentez.

Deux chercheurs du nom de Donald York (neurophysiologiste au Centre de médecine de l’université du Missouri) et Tom Jenson, (spécialiste de pathologie de la parole), ont découvert que le signal est le même d’une personne à l’autre.

Au cours d’une expérience, ils ont même réussi à identifier des trains d’ondes identiques chez les personnes parlant des langues différentes. Ils ont mis au point des ordinateurs qui savent reconnaître ces ondes cérébrales, et qui peuvent donc traduire les mots d’une personne personne a dans la tête avant même qu’elle les ait prononcés!

Ces ordinateurs peuvent littéralement lire dans les pensées, d’une façon très voisine de celle que nous utilisons quand nous copions avec précisions la physiologie de quelqu’un. Certains traits physiologiques exceptionnels (un regard, un ton de voix, des gestes particuliers) se rencontrent chez les êtres d’une grande puissance, comme de grand dirigeant ou leader.

Si vous imitez leur physiologie particulière, vous vous brancherez sur les mêmes parties fécondes du cerveau et vous vous mettrez à traiter l’information comme ils le faisaient. Vous sentirez littéralement ce qu’ils ressentaient. Comme la respiration, les gestes et le ton de la voix sont des facteurs essentiels à la création d’un état, il est certain que les photos de ces personnages ne vous fourniront pas autant d’informations précise qu’il serait souhaitable.

Une vidéo ou un film serait idéal.  A défaut toutefois, essayez un instant de copier seulement leurs postures, les expressions de leur visage et leurs gestes aussi fidèlement que possible. Vous commencerez à ressentir les même impressions, si vous vous rappelez le ton qu’avait leur voix, vous pouvez aussi dire quelques mots sur le même ton.

Vous noterez également le niveau de cohérence que ces êtres avaient en commun. Leur physiologie émettait un message unique et non plusieurs messages contradictoires. Si vous êtes incohérent quand vous copiez leur physiologie, vous ne ressentirez pas ce qu’ils ressentaient parce que vous n’envoyez pas les mêmes messages à votre cerveau.

Si, par exemple, au moment où vous les imitez, vous vous dîtes: “J’ai l’air ridicule”, vous ne pourrez pas retirer tous les bénéfices de votre imitation. Car votre corps dira une chose et votre esprit une autre. Le pouvoir provient de l’émission d’un message cohérent.

Si par exemple, vous regardez une vidéo de Martin Luther King, entraînez-vous à parler comme il parlait: en reproduisant son ton, sa voix, son débit, vous éprouverez sans doute un sentiment de puissance que vous n’avez jamais éprouvé auparavant.

L’un des grands avantages qu’il y a aussi à lire un livre écrit par quelqu’un comme John Kennedy, Benjamin Franklin, ou Albert Einstein, c’est que cela vous plonge dans un état semblable au leur. Vous vous mettez à penser comme l’auteur, à créer le même type de représentations internes. Mais en imitant leur physiologie, vous pouvez éprouver les mêmes choses dans votre chair et même vous comporter comme eux.

Aimeriez-vous immédiatement capter plus de votre pouvoir intérieur? Essayez consciemment d’imiter la physiologie de personnes que vous respectez ou que vous admirez. Vous vous mettez alors à engendrer les mêmes états qu’elles. Il est souvent possible d’en faire l’expérience précise. Vous ne chercherez pas, évidemment, à imiter la physiologie d’un être déprimé.

Vous imiterez des êtres qui sont dans un état puissant, fécond, car leur imitation vous permettra d’accéder à certaines parties de votre corps que vous n’aviez peut être jamais utilisées efficacement auparavant.

Si vous décidiez d’imiter le système de croyances, la syntaxe mentale et la physiologie d’un athlète de classe mondiale, est-ce que cela veux dire que vous deviendrez capable de courir le 100 mètre en moins de 10 secondes peu de temps après? Bien sûr que non.

Vous ne pouvez pas imiter exactement votre modèle parce que vous ne vous êtes pas entraîné comme lui à envoyer systématiquement certains messages à votre système nerveux. Certaines stratégies exigent un niveau de développement physiologique ou une programmation que vous n’avez pas encore.

Vous pourrez très bien imiter le meilleur cuisinier au monde, si vous essayez d’utiliser sa recette, vous ne produirez pas les même résultats.

En revanche, grâce à sa recette, vous pouvez améliorer vos résultats même avec le peu d’expérience dont vous disposez par rapport à lui. Et si vous imitez la façon dont il a réussi à améliorer sa technique au fil des années, vous pourrez obtenir le même résultat, à condition d’être prêt à vous entraînez pour. Afin d’augmenter vos capacités, vous devrez consacrer du temps à améliorer votre technique.

Faire attention à sa physiologie crée des choix. Pourquoi certaines personnes absorbent-elles des drogues, boivent de l’alcool, fument, ou mangent trop? Est ce que ce ne sont pas là des tentatives indirectes de modifier leur état en changeant de physiologie?

En respirant, en bougeant son corps, ou les muscles de son visage selon un nouveau schéma, on peut changer aussitôt d’état. Cela produira les mêmes résultats que la nourriture, l’alcool ou les drogues, sans effets secondaires nocifs, physiques ou mentaux.

N’oubliez pas ceci: dans toute boucle cybernétique, l’individu qui possède le plus de choix à la situation en main. L’aspect critique de tout appareil est sa souplesse d’emploi. Toute chose étant égales par ailleurs, le système le plus souple offre plus de possibilités de diriger d’autres aspects du système.

Les individus qui possèdent le plus de choix sont ceux qui décident. Imiter, c’est créer des possibilités, et il n’existe pas de moyen plus rapide ni plus dynamique que la physiologie.

La prochaine fois que vous rencontrerez un individu qui a brillamment réussi, quelqu’un que vous admirez et que vous respectez, copiez ses gestes et voyez le résultat, observez les changements dans vos schémas de pensée. Essayez, voyez cela comme un jeu.

Pour terminer sur la physiologie

Nous avons vu que la physiologie était la voix de l’excellence. Un des moyens de modifier notre physiologie consiste à utiliser notre système musculaire. Mais tout ce dont je parle dans cet article dépend également d’un fonctionnement biochimique sain.

Partons du principe que vous soignez et nourrissiez votre corps et non que vous l’engorgez et l’empoisonnez, le fondement de la physiologie dépend en partit de ce que vous mangez, buvez, et de vos habitudes respiratoires.

Vous pouvez passer vos journées à modifier vos représentations internes, si votre fonctionnement biochimique est déréglé, votre cerveau créera des représentations déformées, et cela perturbera tout le système. Même au volant de la plus belle des voitures de course au monde, si vous faites le plein avec de la bière, vous n’avancerez pas. Vous aurez beau avoir une voiture en bon état et le bon carburant, si l’allumage est défectueux, vous ne réaliserez pas les meilleurs performances.

Comprenez bien que plus votre niveau énergétique est élevé, plus votre corps sera efficace. Et que plus plus votre corps sera efficace, mieux vous vous sentirez et mieux vous utiliserez vos talents pour obtenir des résultats remarquables.

En complément de cet article je vous invite à vous procurer le bonus offert que je propose à mes lecteurs. Vous pouvez également partager cet article si il vous a plu et me suivre sur les réseaux sociaux.

A bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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